Saint Vincent Ferrier

 

Saint Vincent-Ferrier, né à Valence en 1357, entra, dès l'âge de dix-sept ans, dans l'institut de Saint-Dominique, dont il devait être l'une des gloires les plus éminentes. Ses supérieurs l'ayant destiné à l'œuvre des missions, il y opéra de véritables merveilles. Dans la seule Espagne, plus de vingt-cinq mille Juifs et dix-huit mille Maures lui durent leur conversion à la foi. Son humilité égalait son zèle pour le salut des âmes : il ne s'attribuait rien de ses propres succès, rapportant tout à Dieu, dont il se disait l'indigne instrument.

 

 

 

Son mérite appela plusieurs fois sur lui l'attention de ses supérieurs, qui voulurent l'élever aux dignités, mais il refusa toujours avec constance. Il parcourut la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre et les Pays-Bas avec le titre de missionnaire apostolique, opérant partout les mêmes merveilles. Il n'aurait pas dit le secret de ses succès : mais il disait volontiers à qui le consultait, que pour réussir, il fallait s'unir à Dieu dans le recueillement, être humble et exempt d'attachement aux choses de la terre. Il mourut à Vannes en 1419.

Morale. Faisons notre profit de ce sage avertissement, conforme d’ailleurs à celui de l'apôtre : Dieu résiste aux superbes, et donne sa grâce aux humbles. (I Petr. V, 5.)

Source : L’imitation des saints pour tous les jours de l’année, par Monsieur l’abbé Lecanu, 1862

Nous célébrons cette année le 600ième anniversaire de la mort de Saint Vincent-Ferrier