MESSAGE DE LA SAINTE VIERGE A LUCIE (1957)

transmis au Père Agostino Fuentès,

postulateur de la cause de béatification

de François et de Jacinthe,

les deux autres enfants voyants de Fatima

ère A. Fuentès : « Je vous apporte un message d'extrême urgence : Le Saint Père m'a permis de rendre visite à Lucie maintenant à Coimbra, devenue Carmélite déchaussée.

Elle me reçut, remplie de tristesse, elle est amaigrie et très affligée. Elle dit en me voyant : « Père, la Madone est très mécontente, car on n'a pas tenu compte de son message de 1917. Ni les bons, ni les méchants, n'en ont fait de cas, les bons pour­suivent leur chemin sans se préoccuper, n'écoutant pas les direc­tives célestes, et les méchants marchent dans la voie large de la perdition, ne tenant aucun compte des châtiments qui les menacent. Croyez-moi, mon Père, le Seigneur châtiera le monde très vite. Le châtiment est imminent. Le châtiment matériel arri­vera très vite. Pensez, mon Père, à toutes les âmes qui tombent en enfer, et cela arrivera parce qu'on ne prie pas et qu'on ne fait pas pénitence. Tout ceci est la raison de la tristesse de la Sainte Vierge. Père, dites à tous que la Madone me l'a annoncé très souvent : beaucoup de nations disparaîtront de la surface de la terre. La Russie sera le fléau choisi par Dieu pour châtier l'humanité si nous, par la prière et les Sacrements, nous n'obte­nons pas la grâce de sa conversion. Dites-le, Père, dites que le démon entreprend la bataille décisive contre la Madone. Ce qui afflige le Cœur Immaculé de Marie et celui de Jésus, c'est la chute des âmes religieuses et sacerdotales. Le démon sait que les religieux et les prêtres, en manquant à leur belle vocation, entrainent de nombreuses âmes en enfer. Il est tout juste temps d'arrêter le châtiment du Ciel, nous avons à notre disposition deux moyens très efficaces : la prière et le sacrifice.

Le démon fait tout ce qu'il peut pour nous distraire et nous en lever le gout de la prière. Nous nous sauverons ou nous nous damnerons ensemble. Toutefois mon Père, il faut dire aux gens qu'ils ne doivent pas rester à espérer un appel à la pénitence et à la prière, ni du Souverain Pontife, ni des évêques, ni des curés, ni des supérieurs généraux. Il est grand temps que, de sa propre initiative, chacun accomplisse de bonnes et saintes œuvres et réforme sa vie selon les désirs de la Madone (seconde partie du Message).

Le démon veut s'emparer des âmes des consacrés, il essaie de les corrompre pour endurcir les autres dans l'impénitence finale. Il emploie toutes les ruses allant même jusqu'à suggérer de retarder l'entrée dans la vie religieuse ; il en résulte la stéri­lité de la vie intérieure et la froideur chez les laïques au sujet du renoncement aux plaisirs et de la totale immolation à Dieu. Dites, Père, que deux choses furent à la base de la sanctification de Jacinthe et de François : l'affliction de la Madone et la vision de l'enfer ...


La Madone se trouve placée comme entre deux épées ; d'un côté elle voit l'humanité obstinée et indifférente devant les châ­timents annoncés ; de l'autre elle nous voit qui profanons les Sacrements et méprisons le châtiment qui s'approche en restant incrédules, sensuels et matérialistes. La Madone a dit expres­sément :

« Nous abordons les derniers temps ... » Elle m'a dit ceci en trois fois :

a) Premièrement elle affirme que le démon a engagé la lutte décisive, c'est-à-dire finale d'où l'un des deux sortira vainqueur ou vaincu. Ou nous sommes avec Dieu, ou nous sommes avec le démon.

b) La seconde fois elle m'a répété que les ultimes remèdes donnés au monde sont le Saint Rosaire el la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Ultimes signifie qu'il n'y en aura pas d'autres.

c) La troisième fois elle m'a dit que les autres moyens dédai­gnés par les hommes étant épuisés, elle nous donne - en trem­blant - la dernière ancre du salut qui est la Sainte Vierge, en personne (peut-être ses nombreuses apparitions, les signes des larmes, les messages des divers voyants répandus dans toutes les parties du monde).

La Madone m'a dit encore que si nous ne l'écoutions pas et l'offensions encore, nous ne serions plus pardonnés. »

Extrait du Messager del Cuore di Marian• 8 du 9 août 1961

publié à Rome avec autorisations officielles

 

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« maintes reprises, pendant les précieuses heures que je passaien sa compagnie, Notre-Dame insista sur l'accomplissement du devoir quotidien selon notre conditions de vie; et l'offrande de cet effort en réparation de nos péchés et pour la conversion des pécheurs. Ceci est la condition fondamentale qui nous permettra de repousser le flot des forces du mal qui menace de submerger le monde d'aujourd'hui, et qui nous apportera comme satisfaction la conversion de la Russie et un temps de paix pour l'humanité. Mais elle expliqua aussi combien le Rosaire est important, parce que c'est l'un des principaux moyens qui nous sont donnés par Notre-Dame pour la sanctification de notre devoir quotidien. » 1

(Propos de sœur LUCIE de Fatima rapportés par M. John Haffert, l'un des principaux responsables de !'Armée Bleue, recueillis en 1946 et publiés dans son ouvrage Fatima, apostolat mondial édité chez Téqui en 1984, p. 17.)