Les Victoires du Rosaire

 

u 13e siècle, le Rosaire, révélé par Notre-Dame à saint Dominique, remportait la victoire sur la secte cathare.

En 1571, le pape saint Pie V mobilisait les Confréries du Rosaire, et l’Islam fut vaincu à Lépante le 7 octobre. Il fut écrasé de la même manière à Vienne en 1683, et à Peterwardin en Hongrie en 1716.

En 1628 à La Rochelle, le Rosaire empêcha le protestantisme de s’emparer de la France. Il fut repoussé des Philippines de la même manière en 1646.

De 1638 à 1854, les catholiques japonais, privés de prêtres par la persécution, gardèrent la foi grâce au chapelet.

En 1793, le Rosaire suscitait la résistance vendéenne qui sauva le catholicisme en France.

De 1927 à 1929, le Rosaire a soutenu l’insurrection des Cristeros mexicains contre le gouvernement maçonnique persécuteur de l’Église soutenu par les États-Unis.

De 1936 à 1939 en Espagne, en 1955 en Autriche et en 1964 au Brésil, le Rosaire repoussa miraculeusement le communisme.

En 1998 au Portugal, le Rosaire a repoussé victorieusement un projet de loi sur l’avortement demandé par les socialo-communistes.

Aujourd’hui encore, nous ne pourrons pas être sauvés sans le chapelet, « parce que la très Sainte Vierge a dit […] que Dieu donnait les deux derniers remèdes au monde : Le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ceux-ci étant les deux derniers remèdes, cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres. […] Avec le saint Rosaire nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes » (Sœur Lucie de Fatima au père Fuentès, en 1957).

 

 

La Madone et l’Enfant Jésus, Sandro Botticelli

 

La Confrérie du Rosaire

Fondée au 13e siècle par saint Dominique, la Confrérie du Rosaire apporte de nombreux avantages spirituels à ses membres. Elle est ouverte à toute personne récitant au moins trois chapelets par semaine.  L’inscription est gratuite. Demandez le livret explicatif.

Couvent de la Haye-aux-Bonshommes
49240 - Avrillé - France

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Lettre aux Confrères du Rosaire 2020

Chers Confrères du Rosaire,

L'origine céleste du Rosaire ne fait aucun doute : son extraordinaire efficacité, les chroniques de l'histoire, la voix de nombreux papes, tout l'atteste, tous le proclament. Nous ne donnerons ici qu'un seul passage de Léon XIII : « Il y a d'autant plus de raisons de croire que la Reine du Ciel elle-même a attaché à cette forme de prière une grande efficacité, que c'est sous sa protection et son inspiration qu'elle a été établie et propagée par l'illustre saint Dominique [1]».

Venu du Ciel, des mains de notre Mère qui de là-haut veille sur nous, le Rosaire ne pouvait manquer de garder les marques de son origine. Et de fait, il renferme cette triple caractéristique des dons surnaturels : simplicité, adaptation, profondeur insondable.

Simple à l'image de la simplicité divine, cette absence de toute division, cette unité incomparable de la Trinité des Personnes en un seul Dieu. Adapté comme seul le divin Créateur sait le faire envers sa créature qu'il a formé de ses propres mains et qu'il connaît mieux qu'elle ne peut se connaître elle-même. Plénitude enfin qui reflète l'infinie perfection du Bon Dieu.

Le Rosaire se présente donc à nous tout d'abord comme une prière extrêmement simple.

Tous peuvent la réciter. C'est en balbutiant cette prière que les petits enfants apprennent à s'adresser à leur Mère du Ciel. D'ailleurs, quoi de plus normal ? Notre-Seigneur lui-même, le Verbe fait chair, la Sagesse divine incarnée parmi les hommes, n'a-t-il pas donné un jour à ses Apôtres cet enseignement : « Si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux »

Retenons donc que la récitation du chapelet doit éviter toute complication inutile, toute tension, mais demeurer simple et naturelle, comme la conversation d'un enfant avec sa Mère du Ciel.

Ensuite le Rosaire s'adapte parfaitement à notre condition humaine .. Le Bon Dieu sait bien que nous ne sommes pas de purs esprits ; aussi, pour attirer notre âme à lui vient-il nous prendre par la main en quelque sorte, c'est-à-dire par nos sens, selon la belle formule de saint Grégoire le Grand : « Pour que l'âme s'élève de ce qu'elle connaît à ce qu'elle ne connaît pas, en sorte qu'elle soit portée aux choses invisibles par l'exemple des choses visibles, et comme échauffée par le contact de ce que lui a appris. [2]»        .

Les sacrements, par exemple, nous communiquent la grâce invisible par des signes sensibles très simples. Ainsi en est-il du Rosaire : il s'adresse à nos sens pour nous aider à mieux élever nos esprits, à mieux prier. Il captive notre vue et notre imagination par la diversité des mystères qui sont comme des tableaux ou des scènes ; notre ouïe, car il s'agit d'une prière récitée ; notre sens du toucher enfin par les grains qui défilent entre nos doigts. Mais bien sûr, le but de tous ces moyens, c'est de nous tirer vers Dieu en nourrissant notre intelligence par la méditation de la vie de Notre-Seigneur ou de Notre-Dame et en enflamment notre cœur et notre amour par la contemplation de leur amour pour nous.

C'est pourquoi, cherchons à rester bien attentifs lorsque nous récitons cette si belle prière. Bien sûr, les tentations de distraction ne manqueront pas. Il n'en peut être autrement : le démon, furieux de nous voir prendre contre lui une arme si terrible, cherche par tous les moyens à nous en détourner. Mais alors, lorsque nous nous rendons compte des divagations de notre imagination, revenons aussitôt et tout simplement à notre prière.

Enfin le Rosaire brille par sa plénitude, sa profondeur inépuisable. On peut même dire d'une certaine manière qu'il contient tous les dogmes et toute la morale de notre religion.

Tous les faits et gestes de la vie de Notre-Seigneur tels que nous les contemplons dans le Rosaire sont pleins d'une richesse dogmatique surabondante. Si vous faites l'effort de méditer les dogmes de votre foi lorsque vous récitez votre chapelet, vous vous apercevrez bien vite que l'on peut repasser n'importe quel point de notre catéchisme au moins dans l'un des mystères ; Léon XIII dit à ce sujet « qu’il offre un moyen pratique facile d'inculquer et de faire pénétrer dans les esprits les dogmes principaux de la foi chrétienne [3] » D'ailleurs une très bonne méthode pour réciter le chapelet consiste justement à se fixer au début un point de notre foi, puis à l'approfondir tout au long des cinq mystères.

Par exemple, si l'on veut méditer sur les saints anges, on peut penser à leur rôle d'intermédiaire entre Dieu et les hommes tel que l’a exercé saint Gabriel lors de l'Annonciation. Au deuxième mystère, on méditera sur les secours que l'ange gardien apporta à Marie sur la route, et à tous les hommes dans leur pèlerinage vers le Ciel. Pour la scène de la Nativité, on écoutera avec ravissement le chœur des anges chantant la gloire de Dieu et intercédant pour la paix - la vraie - parmi les hommes. Le mystère de la Présentation de l'Enfant Jésus au temple sera l'occasion de penser que saint Michel est là pour nous aider dans la lutte prédite par le vieillard Siméon entre ceux qui suivront Notre-­Seigneur et ceux qui le rejetteront. Enfin nous pouvons penser dans le dernier mystère a l'action cachée aux yeux des hommes et pourtant si féconde de ces esprits célestes, à l'image de la vie cachée de la sainte Famille.

Pour la morale, la vie surnaturelle, c'est encore plus évident. Comme le dit le père Garrigou-Lagrange dans son beau livre La Mère du Sauveur et notre vie intérieure :

Elle [la dévotion du Rosaire] est aussi très pratique, parce qu'elle nous rappelle toute la morale et la spiritualité chrétienne vues d'en haut par l'imitation de Jésus rédempteur et de Marie médiatrice, qui sont nos grands modèles.

Ces mystères doivent en effet se reproduire en notre vie dans une certaine mesure voulue pour chacun de nous par la divine Providence. Chacun d'eux nous rappelle une vertu, surtout l'humilité, la confiance, la patience et la charité. »

En conclusion, profitons de notre Rosaire : dans ce monde de plus en plus corrompu, il sera notre salut : « chez les personnes, dans les familles et parmi les peuples où la pratique du Rosaire est restée en honneur comme autrefois, il n'y a pas à craindre que l'ignorance et les erreurs empoisonnées détruisent la foi.[4] »

Dominicains d’Avrillé, octobre 2020       

[1] -- Octobri Mense, 22 septembre 1891

[2] - St CREGO[RE LE GRAND, 11e  homélie sur les évangiles.

[3] -  Magnae Dei Matris, 8 septembre 1892

[4] - Léon XIII, ibid.